Publié mardi 4 décembre 2007 à 16h27
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Le dernier débat de la première journée du Conseil du PSE a porté sur le thème ‘Sauvons notre planète’, qui constitue également l'un des thèmes faîtières du processus de consultation pour le prorgamme électoral du PSE. Voici un résumé des idées exprimées lors du débat:
Hans Eichel, ancien ministre allemand des finances et actuel président du réseau de Lisbonne du PSE, a encouragé les gouvernements à mettre au point une stratégie cohérente et réaliste pour le développement durable. M. Eichel a expliqué que l'idée d'une politique de croissance écologique efficace a été toujours été l'un des piliers de la stratégie de Lisbonne mais il a souligné que les 'lignes directrices intégrées' constituent un bon instrument pour établir le lien entre les différentes stratégies qui étaient séparées par le passé.
Les politiques environnementales modernes sont essentiellement basées sur les connaissances; sans des technologies avancées et des politiques innovatrices, la transition nécessaire vers un avenir faible en émission de carbone pourrait prendre trop longtemps.
Herbert Schmalstieg, président de l'Union des élus locaux et régionaux socialistes d'Europe et ancien maire de la ville de Hanovre pendant 34 ans, a souligné à quel point la participation des citoyens est importante pour changer la politique de lutte contre les changements climatiques. Il a souligné également l'importance des villes, où vit plus de 50% de la population européenne, et il a cité quelques exemples sur la façon de garantir cette participation de façon réussie dans des domaines comme le chauffage, l'isolation des bâtiments ou encore les transports publics et privés. Par exemple, à Bonn, 29 paroisses ont mis en commun leur consommation d'énergie, ce qui devrait conduire à une diminution des émissions de CO2 de 1100 tonnes par an. Ailleurs, les infrastructures publiques telles que les écoles et les hôpitaux peuvent économiser 50% de leurs coûts grâce à de bonnes pratiques en matière de consommation d'énergie et des subventions leur sont accordées. Dans de nombreuses villes, des 'agences du climat' ont été créées pour sensibiliser et informer les citoyens et les entreprises sur les possibilités en matière d'efficacité énergétique.
Au cours du débat, les participants ont posé d'autres questions et ils ont également parlé de leurs propres meilleures pratiques:
Mats Andersson (SAP, Suède) a indiqué que pour l'instant, aucune sanction n'est prévue pour les Etats membres qui n'atteignent pas leurs objectifs en matière d'émissions. Pour la stratégie de Lisbonne, il existe une certaine pression par les pairs mais comment les Etats membres peuvent-ils être encouragés à respecter leurs engagements en matière de lutte contre le réchauffement?
Miapetra Kumpula-Natri, députée finlandaise, a souligné la grande diversité dans le bouquet énergétique des Etats membres de l'UE, ce qui rend difficile la définition d'une politique énergétique commune. Les participants au débat ont exprimé différents points de vue sur l'énergie nucléaire. Mme Kumpula-Natri a également présenté des idées concrètes sur les pratiques finlandaises comme un dialogue accru avec les ONG environnementales, ou encore la taxation sur les voitures sur la base des émissions du CO2.
Gyula Hegyi, député européen hongrois, a déclaré que les transports publics et le chauffage sont des domaines cruciaux. Il a critiqué par ailleurs le fait qu'il n'existe que peu de projets européens dans ces domaines. Sur ce point, Hans Eichel a suggeré que davantage de subsides européens soient alloués pour les pratiques qui ont démontré leur efficacité plutôt que d'aider au financement de projets dont les résultats sont toujours incertains.
Quelles sont vos opinions sur ces différentes idées - et qu'est-ce qui pourrait encore aider à sauver notre planète?
Commentaires
1. mentsük meg par kata.szabo
le jeudi 6 décembre 2007 à 07h56
Szia!Szeretnék egy cikket mutatni....üdv,K2. Integration has its limits par nanne in berlin le mercredi 12 décembre 2007 à 21h02
The EU needs to make sure that its policies are somewhat coherent, of course. But there also needs to be space for experimentation. Indeed, we don't have the silver bullet. This can be resolved by interweaving a variety of approaches in a certain manner to come to a combined result. But that could get too rigid. I'm more in favour of a mixed solution in which we have some policy integration, but also investment in a variety of different solutions and an exploration of different new approaches.
Right now, the EU and most Member States have a political momentum that's really promising. What's lagging behind is the momentum of the private market, and bottom-up solutions from communities. The EU is generally not as good in starting businesses as is Australia or the US. It's trying to get there, of course. But we need to press the financial sector harder to come up with more seed money, and alternatively provide some ourselves. We also need to shape stable markets. Germany has done this with its feed-in tariffs for renewable energy. Having a feed-in tariff scheme across Europe should be a priority for the PES.
Unfortunately Commissioner Dimas seems to feel more for carbon credits, which are much less effective. They tend not to create a stable market, and don't foster local support, which feed-in tariffs do.
We really need to figure out how we can get people to invest more in energy efficiency in their homes. The big problem there is that people are really averse of big front-up investments (or sometimes just plain incapable of getting the money together), even if these will pay off on the longer term. A solution there should be to provide financing. Right now the state tends to subsidise these investments to a certain percentage, but the subsidies would be much better spent on providing zero interest financing, if possible through the utilities to just integrate the payback in the electricity bill.
3. Carbon credits par zentrist
le jeudi 13 décembre 2007 à 12h18
I want to emhasise nanne's point about carbon credits. Such a system of tradeable carbon credits will undermine feed-in tariffs for renewable energies which are used in 18 EU member states. You cannot have it both: getting emission credits for using renewable energy sources and at the same time subsidies for introducing renewable energy. Clearly the majority of Member States goes for feed-in tariffs. The Commission should respect it.
To nanne's last point: I think the social dimension of climate and energy issues is a central point for socialists. We cannot accept that the middle classes buy fancy hybrid cars, while their poorer neighbour have to be content with 14 year old Ford Mondeos. Apart from the social issue, it is simply not good enough for the climate when the poorer sections of society cannot participate in reducing emissions.
4. Credits / The Social Dimension par nanne in berlin le jeudi 13 décembre 2007 à 20h18
When I discussed carbon credits I actually meant to write about 'renewable energy credits' which are a different thing. I apologise for the confusion. But I think zentrist and I are on the same page.
The social dimension certainly is a central point. But we should not just look at restraints we have to take into account. There are many synergies between green and social solutions. We have to focus on those win-win options.
A good example is congestion pricing. Many people think that congestion pricing hits poor commuters harder, but this does not need to be true. Congestion pricing, by making the road less clogged with cars, improves public transport by bus and private transport by bike. If the money earned with congestion pricing is put into public transportation, as it is in London, the results are overwhelmingly progressive.
Cars in a broader sense are a difficult point for me personally because I am offended by the view that everyone has a right to own a car for his or herself. Cars are not a human right.
Still, I can see that people in the countryside are really limited in their mobility if they don't have access to a car. I hope that old-fashioned investment in public transportation and new developments like car-sharing co-operatives and tele-working can compensate for most of that. The long term solution is to change the built environment, as a newer post in this category recommends.
Owning and driving a car is not going to get cheaper anytime soon and the state should not start subsidising fuel or car ownership more than it already does.
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