Publié mardi 17 juin 2008 à 12h26
par
Maitresinh
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Note de la rédaction : un sympathisant du PSE nous a envoyée une « lettre ouverte » qui serait intégrée à une nouvelle section de cafebabel.com, une magasine européen en ligne. Cette nouvelle section du site traiterait le thème des élections européennes de 2009. Lettre ouverte aux partis politiques d'Europe:
Pour un coup d’état démocratique européen en 2009 !
En juin 2009, pour la septième fois dans l’histoire de l’Europe, plus de 350 millions de citoyens voteront pour nommer leurs représentants au Parlement européen.
Trente ans se sont écoulés depuis les premières élections de 1979. Trente ans durant lesquels l’Europe et le monde ont beaucoup changé. Le Parlement européen lui aussi, de simple organe consultatif, a acquis d’année en année un pouvoir croissant au sein d’une Europe toujours plus unie.
Institution démocratique par excellence, exprimant la volonté des citoyens européens, le Parlement demeure pourtant dans l’ombre du Conseil des ministres, assemblée qui détient le dernier mot, privant l’Europe d’un pouvoir exécutif pleinement démocratique et de son pendant législatif, au profit de représentants nommés ou de délégués des États.
Il est temps que le Parlement européen et ses membres remédient à cette situation en affirmant définitivement la légitimité de leur primauté au sein des institutions européennes.
Il existe pour cela une démarche simple, formulée par Jacques Delors, s’appuyant sur le mode de nomination du président de la Commission européenne, qui revient au Conseil des ministres de l’UE « En tenant compte des élections au Parlement européen(…) ».
Nous appelons donc tous les partis politiques des États membres de l’UE, et leurs expressions européennes à se renforcer, à prendre le pouvoir lors des élections européennes de juin 2009, en proposant chacun leur candidat à la Présidence (de la Commission) européenne.
Ces élections deviendront ainsi simultanément une présidentielle européenne, dont le Conseil des ministres de l’UE sera contraint de respecter l’issue démocratique.
Vous permettrez ainsi aux citoyens européens, en portant aux plus hautes fonctions – la Présidence (de la Commission) européenne – un représentant élu au suffrage universel, de rendre de facto L’UE démocratique et lui donner un visage légitime.
Par ce coup d’état démocratique, vos Eurodéputés peuvent affirmer leur rôle central au sein des institutions de l’UE et ouvrir une nouvelle ère dans laquelle des combats politiques pourront être menés au niveau européen, résolvant à la fois (les critiques concernant) le déficit démocratique de l’UE et la paralysie récurrente entrainée par les négociations interétatiques dans la progression de l’intégration.
Douze mois à peine nous séparent de cette échéance.
Douze mois durant lesquels l’UE peut connaitre encore des crises majeures et rendent votre initiative plus nécessaire que jamais.
Vous pouvez compter pour cela sur l’intérêt renouvelé et le support d’une écrasante majorité d’Européens, qui attendent de votre part que vous affirmiez pleinement leur voix.
Commentaires
1. Pas convaincu par Martin2
le samedi 28 juin 2008 à 00h01
Il me semble dangereux de présidentialiser les insitutions européennes. Ne vaut-il pas mieux que le président (de la commission) soit élu par le parlement?
It seems dangerous to "presidentialise" (ie give more and more power to one person) the european institutions. Is it not the role of th parlement to choose the president (of the commission)?
2. A real danger ! par Maitresinh le samedi 28 juin 2008 à 10h24
il faut le dire a Jacques Delors dans ce cas, pas à moi, la proposition etant de lui.
You should tell it to Jacques Delors, it's his idea.
Quand je parle de "presidentialisation", c'est inexact. En realité, c'est bien le parlement europeen qui elit le président...sauf qu'a la difference d'aujourd'hui, si les partis politiques presentent explicitement leur candidats, le choix du parlement sera legimité par les elections europeennes aupres du peuple. Choix que le Conseil sera obligé de respecter.
In fact, it's not realy a "presidentialisation". It's still the parliament who is chosing the president. The main difference is that the Council will have to respect his decision if the people has vote directly to legitimate the parliament's choice.
Le vrai et seul danger qui existe est donc celui la : permettre au parlement d'affirmer pleinement sa legitimité....
the true danger is this one : give the parliament the possiblity to take over the Council
J'ajouterai un point : les grands vaincqueurs des elections europeennes sont regulierement les abstentionnistes ( 60 % et plus) . L'europe a besoin d'etre incarnée. Le second danger est donc de passer de 60 % à 30 % d'abstention...
There is another one danger : making people more interested in Europe, par giving her a face, and increasing participation from 40 % to 60 % and more
Enfin, le roisieme et dernier danger est peu etre le plus effrayant : en presentant chacun un candidat europeen, les partis creeraient une unité paneuropeenne de fait dans les débats, qui ne seraient plus nationaux (le candidat du parti concerné etant lui meme un europeen non national). On risquerait donc de sortir du cadre national pour commencer a avoir un reel espace public Europeen.
But the most frightening with this is certainly that, by presenting in each country a non-native, it would create a real paneuropean debate, for the first time.
C'est vrai, ça fait froid dans le dos.
Il vaut mieux oublier cette idée de Jacques Delors...
You're right, it's really dangerous.
We'd better forget this strange idea from Delors.
3. L'ironie ne suffit pas par Martin2
le samedi 28 juin 2008 à 11h03
Ton ironie à propos des grands dangers ne me parait ni adapté ni contructive. Abandonne là si tu veux que nous puission discuter sérieusement et d'une façon constructive de l'Europe.
S'il s'agit de faire élire le président de la commission par la majorité du Parlement, alors oui je suis d'accord.
4. Sorry par Maitresinh le samedi 28 juin 2008 à 11h34
Désolé Martin, mon ironie n'etait pas destiné a t'offenser.
Je m'excuse sincerement si c'est le cas.
Pour revenir au sujet, je ne vois pas ou est le "danger".
C'est toujours le parlement qui elit le president de la Commission, sauf qu'il tirera une legimité supplementaire a presenter ce choix au peuple lors des elections.
Dans tous les cas, si dangers ils y avaient ( je ne vois pas encore lesquels), les benefices d'une telle mesure pour la démocratie europeenne me paraissent difficile a egaler.
5. Concluons :) par Martin2
le samedi 28 juin 2008 à 13h25
Je suis tout à fait d'accord avec ça. J'avais juste lu très vite ton texte, et j'avais cru qu'il pouvait déboucher sur une élection au suffrage universel direct de président de la commission. Bref, comment peut-on agir rapidement pour que ce sujet soit en débat au ocngrès du PS, dans les autres partis sociax-démocrates? (voir à ce sujet une autre discussion entamée sur la contribution "pour un visage à l'UE".)6. :) par Maitresinh le samedi 28 juin 2008 à 14h12
aujourd'hui, voila le schema
1- Peuple -> parlement
2- Parlement -> president
3- le conseil fait ce qu'il veut
Dans l'optique de Delors :
Peuple -> parlement -> president = le conseil doit accepter la volonté populaire dont le parlement est le representant !
J'espere que les socialistes feront avancer cette idée, car elle est simple et ne depend que de eux !
Pas de negociations interetatiques, de reformes compliquées, de referendums a risques.
il suffit de prendre le pouvoir la oui il est.
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