Natalia Reyes: La couleur de la politique

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Publié mardi 29 avril 2008 à 13h52
par eromerof Devenir militant(e) du PSE dans Démocratie et diversité européenne (vu 517 fois et 1 commentaires)

Après un scrutin, le choix démocratique d’un gouvernement national repose sur un projet d’avenir, qui se concrétise à travers le choix de ses ministres. Si le gouvernement espagnol actuel se voit qualifié de ‘rose’ car il compte 9 femmes et 8 hommes, comme l’a souligné Berlusconi (cfr l’article du journal The Times et du Independent), suivant la même logique, on pourrait taxer les autres gouvernements de ‘bleus’. En ce sens, il n’y a pas grande différence entre les pays développés d’Occident et les pays en développement, indépendamment de leur idéologie ou histoire. Par exemple, l’actuelle Commission européenne ne compte que 9 femmes sur les 27 commissaires européens. Ainsi, le ‘bleu’ semble être un trait commun dont personne n’a de quoi être fier.

Tout ceci ne serait qu’anecdotique si l’on n’obligeait pas constamment les femmes à démontrer leur capacité et si elles n’étaient pas seulement là par simple stratégie de marketing politique. Les femmes doivent en plus démontrer qu’elles en valent la peine et qu’elles ne sont pas de simples potiches. Dans notre société et dans de nombreux cas, les femmes se voient obligées de s’adapter à une société patriarcale qui leur permet ‘d’accompagner’ sans toutefois faire de l’ombre aux responsables masculins, qui leur demandent d’être des mères et de ne pas oublier de s’occuper de leurs enfants (car sinon, qui le ferait ?)

Les couleurs sont importantes en politique : la gauche rouge fait tache sur le fond bleu des valeurs conservatrices. Aujourd’hui, les politiques d’égalité qui mettent la femme en leur centre sont péjorativement taxées de ‘roses’. Et pourtant, nous parlons ici d’un changement social ayant un impact sérieux sur les grandes structures du pouvoir. Dans le cadre des politiques socialistes, nous avons le devoir d’œuvrer pour ce profond changement social à travers l’éducation, la législation et la remise en cause de certains modèles sociaux basés sur la supériorité supposée d’un sexe par rapport à l’autre. Actuellement, en Espagne, un Ministère de l’égalité a été créé afin de promouvoir les politiques qui visent à punir la violence machiste, à donner plus de visibilité aux femmes dans les études et dans les domaines majoritairement masculins (comme l’histoire, les sciences appliquées et les technologies) et à contribuer à une véritable égalité sur le marché du travail.

Je crois que ce courageux pari en faveur des politiques d’égalité doit être la pierre angulaire de l’action politique du Parti socialiste européen.

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Natalia Reyes est militante du PSOE et membre du réseau manifiesto2009.es.

Tags: blogueur de la semaine, égalité, equality, femmes, men, partis politiques, women


Commentaires

1. Congrats, Spain! par Asynjen Devenir militant(e) du PSE le mardi 29 avril 2008 à 14h32

Spain is a good example for the rest of Europe - it's an inspiration for all socialist parties. Let us definetely put an emphasis on equality policies in the PES manifesto.

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