Publié lundi 14 avril 2008 à 09h47
par
chourka
dans Démocratie et diversité européenne (vu 508 fois et 3 commentaires)
Les socialistes français, très pris par les élections municipales qui se sont tenues les 9 et 16 mars, se mobilisent pour le Manifeste du PSE.
Dans cette optique, une journée complète de travail à Bruxelles a été organisée sur les changements opérés au sein du PSE depuis 2004 et le Conseil de Bruxelles, la novation introduite avec les militants du PSE et surtout l'élaboration du Manifeste 2009.

La plupart des Secrétaires fédéraux Europe et/ou International ainsi que les Premiers Secrétaires fédéraux d'une trentaine de fédérations présents ont bien saisi l'enjeu que représente le Manifeste. Evidemment, la campagne référendaire de 2005 est encore dans les têtes mais dans l'ensemble c'est pour mieux la dépasser. L'instrument essentiel pour réaliser ce dépassement étant la consultation des adhérents.
Autre enseignement tiré des dernières élections européennes de 2004, réussir la politisation de la campagne sur un plan européen, notamment en mettant en avant 5-6 mesures communes.

La discussion s'est prolongée l'après-midi avec un dialogue avec la Délégation Socialiste française (DSF) au grand complet tant sur le Manifeste du PSE que sur le Mémorandum que les socialistes déposeront pour que la Présidence française de l'Union soit une réussite.

Commentaires
1. Nous attendons vos contributions! par avalon le lundi 14 avril 2008 à 10h24
Etant donné l'important nombre de militants du PSE français, nous attendons avec beaucoup d'expectative vos contributions!2. attention a ne pas passer uniquement pour une machine électorale par gradguy le lundi 14 avril 2008 à 19h19
Je crois que les français attendent désormais que le PS Français réagisse vivement à la suite des élections municipales. Les français vous ont booster pour fgaire un contre pouvoir puissant pas pour sauter d'une élection à une autre.
Attention à) proposer désormais une alternative à l'Europe libérale. La remise en cause de nos acquis sociaux, la chute du pouvoir d'achat face à une richesse modiale exponentielle, des groupes nationaux mondialisé devenu de gros mamouth sans que tout cela ne serve plus la population fait que soit vous continuez à accompagner simplement ces mesures soit vouqs vous positionnez en force de proposition de rvolution culturelle éconmique. L'Etat est le seul garant de nos droits et la Gauche ne doit plus voir dans l'Etat qu'un outil d'opression des peuples car l'individualisme exarcerbé actuel fait bien plus de dég^ts.
Vous pourriez proposer par exemple de nationaliser quelques banques, industries primaires et relancer les investissements industriels pour l'avenir mais directement pas par l'encouragement ou l'accompagnement.
Autre proposition: obliger les grandes surfaces de proposer un certain nombre de produit de première nécessité à des prix fixé par l'Etat avec un niveau de qualité obligatoire pourquoi pas subventionné directement à la vente mais pas à la production. Cela ne remettrait pas en cause profondément le système mais forcerait les autres marques à ne pas trop augmenter leur prix.
3. Combattre le capitalisme sauvage sans tomber dans l'économie administrée... par chourka
le mardi 15 avril 2008 à 13h06
Effectivement, le risque existe que le Parti soit perçu que comme une machine électorale. Le défi est d'arriver à mener de front la dénonciation des mesures anti-sociales du gouvernement français et la réflexion collective qui nous permettra de retrouver l'écoute de nos concitoyens.
Pour ma part, je refuse de parler d'Europe libérale. Je préfère parler de combattre le Libéralisme économique en Europe. Nuance. Dans un cas, tu refuses l'intégration européenne dans le second, et c'est mon avis, tu t'inscris le combat socialiste contre les inégalités, contre le paternalisme, contre le repli nationaliste à l'échelon pertinent : l'échelon continental.
Pour ce qui est de tes préconisations, je dirai que tout l'enjeu du PSE, c'est à dire de l'ensemble des socialistes européens est de réussir à combattre la financiarisation de notre société, de la marchandisation de l'humain, bref de combattre le capitalisme dans ce qu'il a de plus sauvage sans pour autant tomber dans l'économie administrée (dont on a pu mesurer la faillite en Europe centrale et orientale). Fixer de manière administrative et autoritaire le prix du pain dans un pays comme dans l'ensemble de l'Union n'a pas franchement de sens. En revanche, la définition au niveau européen de services considérés comme essentiels ou vitaux (eau, électricité, transport, téléphone) et de trouver une réponse européenne pour la fourniture de ses services est, selon moi, une priorité.
Je suis sensible également au fait que le mouvement coopératif trouve sa place dans nos propositions économiques. Voilà qui devrait nous permettre de montrer qu'il y a des manières de produire qui sont respectueuses des hommes, des rythmes de la nature et de la justice sociale.
Tu as raison quand tu dis qu'il manque une politique industrielle européenne. On aimerait que notre Commissaire européen, G. Verheugen, ait plus de pouvoir. On se réjouira que le financement de Galiléo par la Commission européenne soit devenu une réalité. Cela montre que ce que tu réclames est en train de voir le jour. A nous, de porter, d'encourager de tels actes politiques forts.
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