Il faut en finir avec les énergies fossiles

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Published Monday, May 5, 2008 at 11:55
by
FrancoisC
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Aujourd’hui tous le monde parle du développement durable pour en faire l’apologie mais peu de personnes savent ce que c’est. Mauvaise traduction d’un développement soutenable, puis concept fourre-tout et maintenant mot détourné. Comme cette croissance doit répondre à l’ensemble des aspirations humaines ont y rajoute au fur et a mesure des cibles alors que l’idée première n’est déjà pas bien assimilée. Ca mise en application concrète est donc difficile. On ne pourra donc pas s’appuyer sur le développement durable comme objectif.
En outre gouverner c’est ce fixer des priorités et pour préserver les générations futures la priorité est évidente : éviter que le Changement climatique ne soie désastreux. Tout le monde, ou presque, admet que l'excès de gaz à effet de serre modifie le climat. Il augmente la température, ce qui, au mieux, amènera un climat plus dure et moins fertile, au pire, une extinction massif d'espèces, y compris les humains. Mais même le meilleur des scénarios, c'est une production agricole en baise et surtout plus aléatoire, l'épuisement des énergies facilement disponibles, la perte de terres habitables, des catastrophes naturelles plus fréquentes … Le tout avec une augmentation de la population. En claire, le meilleur des scénarios est déjà une tragédie comparable à la pire des guerres.
Rappelons aussi que les humains ont peu de réserves car ils les ont grandement épuisées. En effet, l'actualité nous rappelle que nous sommes dans un monde avec 850 millions d’affamés chroniques et qui se dirige ver 1,2 milliard de personnes souffrant de la faim et la malnutrition. Pire encore l’augmentation est très rapide. Dans le monde le marché alimentaire est tendu depuis des décennies. D’autres causes s’ajoute à la croissance démographique mondiale. Le changement de régime alimentaire de ceux qui peuvent sur le modèle des pays riches ou les agrocarburants. Ainsi pour la première raison l’Inde et la Chine passent d’exportateur de produits agricoles à importateur ; les Etats-Unis d’Amérique pour la seconde. En un an selon la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) le prix des céréales a grimpé de 131 %. Ce qui entraîne des révoltes et bientôt des guerres. La dégradation du climat c’est tout simplement des dizaines de millions de morts. Peut-être même des centaines ! En plus, de tous ceux qui meurent aujourd’hui.
La perte de terre habitable est presque aussi redoutable. En effet, au moins 200 millions de personnes vont migrer à cause du réchauffement climatique d’ici 2050 (320 millions d’après le dernier chiffre des Nations unis). On n’a jamais vu de déplacement aussi massifs. Le Bangladesh par exemple sera en partie recouvert par la mer (20 % selon le ministère du développement durable français et jusqu'à 70 % selon des sources associatives) et il a 147 millions d’habitant. Dans tous les cas il s’agit de dizaine de millions de personnes. Ils vont aller où ? Le principal pays frontalier l’Inde a déjà dit qu’elle les refuserait. Ce qui une fois de plus peut entraîner des conflits. De plus, la disparition de petits pays ou de régions peut entraîner la disparition de leurs cultures.
L'humanité ayant échappée aux moyens de régulation naturels, la guerre est-elle son nouveau moyen de régulation ?
Pour éviter ce futur, il faut diminuer la production de gaz à effet de serre pour limiter l'augmentation de la température à 2 °C. C’est le seuil qui garantie une situation contrôlable d’après les scientifiques du Groupement international d’expert sur le climat (GIEC) réuni par l’ONU. Le principal gaz étant le CO2 d'origine fossile il faut donc réguler sa production. Le calcul actuel est que pour maintenir l'augmentation de température à 2 °C, il faut diminuer les émissions de gaz à effet de serre (tout les gaz) de 3/4 d'ici 2050. Toutefois, ce calcul se base sur les données d'aujourd'hui. Si les pays pauvres se développent, souhaitons leurs, il faudra faire mieux. Aussi avec la croissance économique de la Chine et de l’Inde ce chiffre sera sans doute réévalué à la hausse. En outre, les stockes d'énergie fossile ne tiendront peut-être pas jusqu'à 2050. Leur épuisement étant inévitable il faudra bien s'en passer. Aussi, diminuer la consommation de carbone fossile de 75 %, c'est juste se donner un délai ; au prix d'une difficile question. Quels seront les privilégiés qui vont bénéficier du dernier quart ou du dernier 10ème ?
Comment va-t-on déterminer quel sont ceux qui vont profiter du pétrole restant et des dernières résistances climatiques de notre planète ? Par la diplomatie ? Par le marché ? Par la guerre ?
Une première guerre conséquence de la pénurie d’énergie fossile est déjà engagée : en Irak. Ce n’est pas encore une guerre causée par la fain, ni même par l'épuisement des réserves. Simplement, le dernier gouvernement des Etats-Unis d’Amérique veut maintenir la croissance et le train de vie des Américains (25 barils de pétrole par an et par habitant). Comme on ne peut plus augmenter la production de pétrole, ou alors de façon marginale, et que de plus en plus d’humains en consomment (Chine et Inde), il faut prendre la part des autres. On se bat pour la répartition du gâteau. Bientôt, la production de pétrole traditionnel (pas les pétroles lourds) va diminuer inexorablement car la réserve s’épuise. Quelle sera la première guerre de la fin des pétroles facilement disponible ? L’Iran ? Le Venezuela ?
J'en conclu donc que l'étape, diminuer les rejets de gaz à effet de serre de 75 % d’ici 2050, est inutile. Note objectif doit être d'en finir avec l'usage des énergies fossiles d’ici 20 ans, 30 maximum. Nous devons prendre nos responsabilités et avoir le courage de dire les choses tel qu’elles sont. Il faut dès maintenant commencer à expliquer pourquoi ce choix s’impose même s’il est difficile. Même si la taille du chantier décourage parfois les bonnes volontés, il faut aller au bout de nos convictions et convaincre de la nécessité. Faire le travail de fourmi qui constitue le sommet du militantisme : parler à l’intelligence des individus. Les britanniques ont je pense trouver la bonne formule : « il faut se préparer à penser l’impensable ».
Tags: climate change, CO2, environment, oil
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Il faut en finir avec les énergies fossiles (PSE).rtf
Comments
1. Et quid des énergies "propres"? by Gwendoline on Monday, May 5, 2008 at 17:04
On nous rebat les oreilles avec la possibilité d'utiliser l'énergie verte. Mais non seulement, elle pollue presque toute autant, mais en plus, elle affame une partie de la planète. La solution serait de développer au maximum les transports en commun et d'augmenter très fortement le prix de l'essence: ainsi, pas besoin d'imposer aux gens de laisser leur véhicule au garage; ils ne s'en serviront tout simplement plus quand ce sera trop cher.2. énergies propres by FrancoisC
on Thursday, May 15, 2008 at 15:50
Bonjour.
Désolé, d'avoir mis du temps à répondre. Je suis actuellement au Bénin et trouver une connexion n'est pas toujours évident.
Je suis bien sur pour le dévellopement des énergies propres. En étant vigilant pour certaines. Pour les biocarburants j'essaye de mettre le texte que j'ai écrit à ce propos il y a peu. En résumé, je pense qu'ils peuvent être au mieux une petite aide. Au pire, en fonction de l'usage qu'on en fera, une menace. Une menace grave pour l'alimentation des pays pauvres et pour leurs milieux naturels. J'ai aussi des réserves sur l'hydrogène qui est une forme de stockage de l'énergie et pas une énergie disponible.
Par contre, je ne suis pas pour que la régulation se fasse par les prix car c'est les plus pauvres qui vont souffrir. L'augmentation des prix risques de provoquer des conflits.
Salut.
Les biocarburants, une solution contre le réchauffementclimatique ou une nouvelle arme de destruction massive ? Le Grenelle de l’environnement n’a pas abordé ce sujet. Étrange ! Les biocarburants constituent pourtant une des méthodes privilégiées de la France pour lutter contre le changement climatique. Alors que l'objectif européen est d’incorporer 5 % de biocarburant dans la consommation de carburant, la France se fixe pour objectif 20 %. On va pouvoir utiliser notre agriculture ultra-productivisme.Cependant, le meilleur rendement énergétique est obtenu avec les huiles brutes et de loin. Elles peuvent être ajoutées au gazole et diesel sans modification des moteurs. Par contre pour les remplacer il faudra changer les moteurs. Avec les huiles brutes, 1 litre de carburant consommé permet de produire plus de 3 litres de biocarburant, jusqu'à 5,5 litre pour l'huile de tournesol selon l’association facteur 3. Un hectare de culture de tournesol en culture biologique produit environ 600 litres d’huile brute. Avec un rendement de 5,5 pour un ça fait une demie tonne à l'hectare Comme on consomme annuellement en France environ 52Mt en carburants pour les transports d'après le ministère de l'industrie, il faudrait cultiver 104 millions ha en tournesol, or les terres agricoles représentent au total 30 millions ha. Donc pour obtenir 20 % d'agrocaburant dans les transports il faut utiliser près de 70 %des surfaces cultivées. Quelqu'un au ministère de l'agriculture a-t-il fait le calcul ?
Toutefois, on niveau mondial la première problématique est qu’on met en concurrence la voiture des pays riches avec l’alimentation des pays pauvres. Dans un monde où il y a 850 millions d’affamés chroniques ! En réalité, on aggrave la faim dans le monde et avec elle ses sinistres corollaires tel que la guerre. La première révolte contre une pénurie alimentaire provoquée par les biocarburants est la Révolte de la tortillas au Mexique. En effet, la tortillas, aliment issu du maïs, est l’aliment de basse de certaines régions du Mexique. La concurrence avec l’usage du maïs dans les moteurs état-uniens a entraîné la flambé des prix et de grandes manifestations. Heureusement, le gouvernement a acheté des stocks de maïs pour rétablir la situation. Mais pour combien de temps ? Pire, le Mexique ne peut pas être considéré comme un des pays les plus pauvres de la planète. C’est un pays pauvre en comparaison à l’occident mais où on ne meure pas de faim C’est la proximité des Etat-Unis d’Amérique qui a engendré se déséquilibre. De plus, pour cette fois la solution a été facile à trouver mais le gouvernement n’a agit que tardivement. Ce qui montre un autre aspect du développement des biocarburants au niveau mondial ; il est très rapide. On a l’image de l’agriculture française difficile à faire bouger. Cependant, dans la plupart des pays les terres cultivées (ou potentiellement cultivables) sont détenus par un petit nombre ou gérer par l’Etat. De surcroît, les paysans sont souvent obligés de suivre les ordres de leur clients. Le développement des biocarburants est donc très rapide. Or dans le monde le marché alimentaire est tendu depuis des décennies. D’autres causes s’ajoute à la croissance démographique mondiale. D’une part, le changement de régime alimentaire de ceux qui peuvent sur le modèle des pays riches. D’autre part le changement climatique rend les récoltes plus aléatoires. En outre, aujourd’hui 30 % de la production des États-Unis d’Amérique part dans les agrocarburants. La mise en place a été très rapide et le prix de la tortilla à doublé en quelques semaines. Au niveau mondial, les agrocarburants sont la 1ère cause de l’augmentation du prix des céréales. Si la répartition est le 1er problème, la production des biocarburants est le second. En effet, dans un monde proche de la surpopulation, il y a une concurrence importante pour la place. On prend donc les surfaces de cultures sur les milieux semi-naturel. On détruit la forêt amazonienne pour détruire de l’huile de palme. On ne le répète pas assez le développement des biocarburants est très rapide. Aussi, l’Indochine est devenu en 2004 le 3ème producteur de gaz à effet de serre à cause de la déforestation massive. Ca a aussi des conséquences sociales car les ressources des forêts comptent parmi les ressources des plus pauvres. Avec la déforestation, le transport et la production les biocarburants produisent des gaz à effet de serre en grande quantité. Ce qui signifie que leur seul avantage disparaît. De surcroît, les dégradations de l’environnement et les atteintes à la santé de l’agriculture industrielle s’aggravent. On met du Mosantos dans sa voiture. En terme plus académique, il y d’énormes enjeux financiers. Et dans un monde trop capitaliste, comme le nôtre, les populations fragiles ne sont que des outils. De plus, la majorité des forêts sont des domaines des États. Il suffit donc de corrompre quelques politiciens ou fonctionnaires dans les pays pauvres pour avoir l’autorisation de les détruire Avant de condamner les végétaux comme carburant, cherchons des solutions. Il faudrait produire sans remplacer les milieux semi-naturel ou la production alimentaire par des cultures énergique. Or l’espace disponible est une ressources non-renouvelable La population mondiale augmente et il diminue avec la monté des mers, la disparition de la barrière de corail, l’érosion des terres gelées… La seule solution trouvée est de cultiver des terres non-cultivables : en claire des déserts. Les ingénieurs en génie biologiques, les entreprises fabriquant des OGM et les ingénieurs agricoles disent qu’il y a des possibilités. Mais elles restent faibles, hypothétique pour beaucoup et nécessitent des ressources et en particulier l’eau en grande quantité. Le nombre d’espèce qui poussent dans les zones arides est faible. Les possibilités d’en créer de nouvelle par modification génétique (sans créer de nouveau problème) sont hypothétiques. Enfin, les exemples qui ont réussi se base sur le captage d’eau non-utilisée et son économie. On ne fait pas de plante sans eau. Par ailleurs, les techniques de cultures hors sol nécessitent des minéraux qui sont prélevés sur d’autres terres. La seconde hypothèse pour repousser les limites des biocarburants est l’usage de matière végétales non-utilisées. Ce sont les biocarburants de seconde génération. Annoncé comme une solution miracle sans même évaluer la quantité disponible. Il y a d’abord une limite biologique à cette usage. Il empêche le retour au sol des minéraux (par compostage, méthanisation ou même décomposition naturelle). Comme cela appauvrie les sols on ne peut prélever que dans la mesures ou ils se reconstituent. Se reconstituer sans engrais pour être précis car les engrais prennent leurs matières premières sur d’autres sols et nécessitent du transport, de la transformation, de l’épandage : de l’énergie. Donc ils transfèrent la charge en terme de matière organique. Chimiquement par contre on est très peu restreint On peut faire des biocarburants avec toutes matières organiques. Cependant la production de masse et le développement d’une efficacité énergétique suffisante vont prendre de longues années. Une usine ne se monte que si la filière d’approvisionnement et les débouchés sont sûrs. Or la première étape, trouver les matière première, n’est pas aisée. Il y a de ressources, certes, mais en quelle quantité ? Et quelle régularité ? La lenteur des biocarburants de 2ème génération est à opposer à la vitesse des agrocarburants. Ils ne seront sans doute pas commercialisé à grande échelle avant 15 ans. Certains journaliste affirme donc qu’ils sont uniquement un argument marketing des agrocarburants. Objectivement ils peuvent l’être si nous n’y prenons pas garde. En France l’idée d’utiliser les biocarburants vient de dirigeant de l’agriculture industrielle. Ils cherchaient une solution pour écouler leur surproduction après les mise en jachère forcées de l’Europe en 1992. Personne n’aurait penser à réduire l’intensité de l’exploitation pour diminuer la production. Les lobbys agricoles ont trouvé une oreille attentive à l’ADEME donc au ministère de l’environnement. L’ADEME a crée une association qui comprend beaucoup de gros industriel (ELF, TOTAL, PSA, chimie …). Elle va devenir le fer de lance de leur propagande. Elle commence vers 1994. La première évaluation des biocarburants a lieu en 2002. Elle est payée par les lobbys des biocarburants qui choisissent un bureau d’étude privé et le comité de pilotage. Le diagnostic est donc très favorable. Il n’y a donc pas eu en France d’évaluation sérieuse et objective sur le développement des biocarburants. Cependant, les ravages qu’ils provoquent dans le monde ont commencé à faire réfléchir l’ADEME. De plus quelques fonctionnaires indisciplinés ont évaluer la rentabilité hors subvention. Ils ont conclu qu’il faut 150 000 € de subvention pour créer un emploie dans cette filière Le rapport entre le coût et le gain social à fait changer d’avis nombre de hauts fonctionnaires (ENA, mine et pont …). Il change aussi le jugement de la partie des hommes politiques opposée à l’interventionniste économique (les partisans de la doctrine économique libéral orthodoxe, si j’ai bien compris la sémantique). Le bon coté c’est qu’on pourra peut-être avoir un bilan objectif de leurs impacts économiques, sociaux, environnementaux et sociétaux communiqué largement pour que le débat donc la décision redevienne public. Par contre, ça va ralentir les biocarburants de 2ème génération alors que les agrocarburants n’ont besoin de personne pour croître très vite. Pour finir, il faut indiquer que le seul pays qui utilise massivement les biocarburants est le Brésil. Il a commencé dans les années 1930 et a accéléré après le premier choc pétrolier. Actuellement 2/3 des véhicules sont “ flex-fuel ”, c’est à dire qu’ils peuvent utiliser les biocarburants et les carburants traditionnels. Toutefois, la consommation par habitant même si elle augmente vite est très faible comparé à la notre. 2 Barils de pétrole par an contre 12 barils par an. Le bilan c’est que les arguments éthiques peuvent être levé par la 2ème génération ou même, soyons utopiste, par une agriculture respectueuse de l’environnement, suffisante, bien répartie et aux prix facilement abordable pour tous. Mais la limite quantitative elle est insurmontable. 2/3 d’1/6 ça fait 11 %. Il faut réaliser que le pétrole et le charbon sont des réserves accumulées sur des dizaines de millions d’annéesTo be able to post comments you need to be logged in. No account yet? Register here! Lost your password?